La fille qui aimait les bilans.

Et oui, ça t’étonnera pas trop hein, mais moi qui adore les bilans, je fais un… Bilan de Compétences !index

Un bien gros, bien gras,  et bien complet sur 8 semaines, enfin bref, un bilan bien digne de ces belles majuscules.

Grande paumée de la vie professionnelle que je suis, j’avais très envie de faire un bilan de compétences, puisque le domaine d’activité dans lequel j’avais fait mes études et travaillé pendant 6 ans ne me satisfaisait plus (aka le management en logistique et transport).

Ça commence par un sérieux investissement et une bonne dose de motivation et d’assiduité (le mien est financé par Pôle Emploi, ça rend assidue…)

Parce-qu’il s’agit tout d’abord dans l’étape 1, relativement indigeste, de plonger de façon très spontanée et hyper honnête dans ton toi intérieur, de mettre à plat TOUS tes jobs (même en intérim, index2pendant les vacances scolaires…), de dire ce que t’as aimé, pas aimé et d’analyser. Ensuite, on fait pareil avec les activités extra-pro, et puis on se demande pourquoi.

Et puis on réalise toute une batterie de tests plus intéressants les uns que les autres, qui t’indiquent quelles sont tes valeurs dans le travail, tes ancrages de carrière (à mes souhaits), tes priorités, les conditions dans lesquelles tu souhaites travailler ou pas.

Et puis tu listes les traits de personnalité que tu penses avoir, les compares avec celles que te prêtent les gens autour de toi, et tu analyses tout ça.Et puis tu refais des tests pour déterminer dans les grandes lignes ce qui te fais kiffer et ce que tu exècres (Aurélie 1 -Scientifique/ Médical/ Technique 0).

Et normalement, à la fin, tu te dis « Ah mais oui, j’étais cachée là tout ce temps! », et tu comprends mieux pourquoi tu n’aimes pas ou plus ce que tu as fait jusque là.

Bon, moi j’en étais là quand j’ai commencé à écrire cet article. Et c’est pleine d’enthousiasme que j’ai avancé là-dedans, que j’ai trifouillé, listé, barré, raturé, recommencé, analysé, buggé et réfléchi à 1000 sujets. Progressif, prise de tête, mais hyper enrichissant, en somme. Alors ça peut donner le tournis, index3parce-que même si c’est enthousiasmant, la perspective de peut-être-tout-changer-reprendre-une-formation-investir-du-temps-et-de-l’argent-dans-un-nouveau-projet, waouw ça déstabilise. En plus, c’est pas comme si je mettais toujours la charrue avant les bœufs: j’en étais à 2 semaines de bilan de compétences, que je me projettais déjà dans ma nouvelle profession hypotético-potentielle dans 4 ans ou jamais. Du genre mettre la charrue avant même que les veaux ne soient fécondés.

Alors, j’ai arrêté tout ce que je projetais de faire pour tenter d’arrêter ce tournis infâme, j’ai pris 5 min, je me suis isolée, j’ai respiré calmement, et j’ai rassuré ma p’tite fille intérieure qui était morte de trouille. Du genre coma de la pensée qui enchaîne les idées plus vite que son ombre tu vois:

« Je comprends tu aies peur, ça chamboule tout ce genre de projet. Mais tu en attends déjà trop, chaque chose en son temps. Peut-être que ça changera ta vie, et peut-être pas du tout. Mais aie confiance en la vie, elle est là pour toi, les choses sont ce qu’elles sont, et tu sauras faire les choix en toute conscience. Ne t’inquiète pas ma chérie, tout ira bien, à condition que tu n’ailles pas plus vite que la musique… Mais je comprends ta peur, et je suis là pour toi. Gros bisous, et respire parce-que là t’es toute bleue ».

imagesEt puis le calme est revenu, la petite fille (qui est en fait moi, si tu n’avais pas suivi le concept de l’enfant intérieur) a souri, s’est étirée, a fait un gros câlin à l’adulte (c’est toujours moi, hein, et c’est imagé) et puis s’est relevée de ses coussins de sol, sans tournis cette fois. Et je me suis mise à écrire parce-que ça dédramatise et structure toujours la pensée qui part dans tous les sens.

C’est puissant un bilan de compétences, et je le conseille à quiconque est prêt à s’écouter vraiment. Bon, ça veut pas dire que si t’en fais un à 58 ans et que ça te dit de devenir astronaute, il faille sauter à pieds joints dans la navette spatiale… Mais après tout pourquoi pas, y a bientôt plus d’eau sur terre, y a une réelle demande pour trouver de nouvelles planètes à coloniser.

Alors, j’explore le champ des possibles en ne me fixant que les barrières que je veux bien me fixer. Je souhaite prioriser ma future vie de famille sur une carrière, et donc ne recherche pas une activité hyper envahissante (du moins jusqu’à ce que les enfants -encore non conçus- soient autonomes). On souhaite aussi ne pas déménager dans l’immédiat, mais n’excluons pas de retourner vivre dans le sud un jour (où, déracinée et en manque cruel de vitamine D, je serais au bord de la dépression climatique). Et je n’aurais peut-être pas non plus la patience ni les finances pour reprendre 5 ans d’études. Voilà mes limites.index4

Aujourd’hui, à la 3eme semaine, je trie, j’épluche, je feuillette, je décortique des métiers potentiels, je liste, je les rapproche de mes valeurs, de ma façon de travailler. Et je remercie le système social français de me permettre de réaliser tout ça, en me finançant ce bilan. Même si, en travaillant désormais 30 à 35H/semaine, il faut reconnaître que ça rend les semaines plus denses !

Enfin, je trouve la force en moi de me dire que si je le veux vraiment, que j’y travaille suffisamment et que si je refoule toutes mes peurs, tout sera possible. Xavier Dolan a écrit un jour « Tout est possible à qui rêve, ose, travaille, et n’abandonne jamais« . Et  Buzz l’Eclair d’ajouter: « Vers l’infini et au-delà !« 

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