Tu n’as pas besoin d’un 18ème sac à main pour exister (en fait).

Et me revoilà pour un tout nouvel article sur, je te le donne en mille, le Minimalisme.

Mais si, tu sais, ce courant tendance de Vivre avec moins, recentré sur le vrai, les priorités, miniet un peu loin du consumérisme ! Et moi, ça me parle (en pleine période de soldes, bravo).

Le web regorge d’expériences diverses à ce sujet : « Comment j’ai économisé 20 000€ en un an », « J’ai détruit mes 8 cartes de crédit pour revenir à la vraie vie », « Je vis comme un moine, mais j’ai des économies »… Je caricature à peine. Et ce sujet, ça me parle, moi qui prône de longue qu’on n’a pas besoin de gagner beaucoup d’argent pour vivre, et qui rejette le matérialisme outrancier.

Je le vois au quotidien chez mes clients, toutes les semaines de nouveaux sacs de vêtements neufs s’entassent dans leur dressing (han la chance, elles ont un dressing), comme si le samedi était le saint jour du shopping, et qu’on avait besoin de 8 manteaux et 35 jupes (au minimum). Et moi, ça me met mal à l’aise. Je ne prétends pas shoppiêtre dans le vrai, je ne prétends pas valoir mieux que ces personnes qui s’adonnent à ce genre de dépenses compulsives, mais quand même, ça me met mal à l’aise. Est-ce-qu’une 40ème paire de chaussures te valorisera ? Apaisera ton besoin d’exister ? En as-tu besoin, en fait ? C’est aussi toutes ces questions que se pose ce fameux courant en vogue, après des années de consommation excessive. Et j’achète, et je stocke, et je jette, et je recommence.

Bon, la parenthèse s’ouvre : j’avoue qu’après 6 mois sans avoir acheté un seul vêtement, je me suis fais plaisir pendant les soldes. Une frénésie toute particulière s’est emparée de mon porte-monnaie, et par exemple je me retrouve avec un sac tout mignon mais dont je n’avais pas réellement envie (« mais il n’est qu’à 10€, en soldes ! », « t’en as pas de grand comme ça ! », « c’est même pas tes sous, c’est une carte cadeau, ce sera indolore ! »). Oui, mais voilà, aussitôt rentrée à la maison j’ai commencé à culpabiliser (et de là, cochonla longue procession des tu-n’en-avais-pas-besoin-ce-sac-va-squatter-là-pour-rien-c’est-un-achat-d’impulsion-où-sont-toutes-tes-valeurs-va-direct-au-confessional-ma-fille). Ce n’est qu’un sac, ce n’est que 10€, ça ne m’arrive -quasiment- jamais, mais quand même j’ai culpabilisé d’être aussi loin des valeurs que je m’efforce de suivre. La culpabilité, on est d’accord, ça sert à rien, mais c’est une faiblesse humaine comme une autre.

Alors quand on parle de minimalisme, c’est souvent un style de vie adopté par des gens qui étaient trèèèèèèèès dépensiers, endettés, qui cumulaient des jobs par-dessus la tête pour pouvoir s’acheter des biens matériels qui allaient remplir le vide existentiel de leurs vies (qu’ils croyaient, les bougres). Et certains ont carrément viré moines ascètes, en économisant sur les after-works et les restaurants et tous les petits plaisirs de la vie. Personnellement, je n’en suis pas là, parce-que l’argent permet quand même de vivre de manière sympathique, avec les p’tites joies du quotidien, la p’tite mousse au pub avec des copains, le p’tit resto en amoureux, le muffin de 16h au salon de thé entre copines. Oui, je sais, là je parle que de plaisirs des papilles, mais c’est à titre d’exemple.

Des pulls, il m ‘en fallait au moins deux, parce-que ça faisait 5 ans que je me trainais les 4 mêmes qui dreamscommençaient sérieusement à tirer la gueule. Bon, j’en ai acheté 4, dont 2 en laine (qui peluchent déjà, mort). Pareil, le manteau, il m’en fallait un 3eme : pas pour en avoir un de plus, mais pour en avoir un VRAI, parce-que dans le sud, un manteau c’est pour faire joli. Ici, en Alsace, un manteau, c’est pour pas que ton corps se transforme en glacier polaire (et pas du genre qui fond, mais du genre qui a de beaux jours devant lui). Bref, il y a minimalisme et minimalisme, et mieux dépenser, ça permet de mettre des sous de côté pour des choses dont tu as vraiment envie (au hasard, un voyage en Amérique centrale, et ça, ça vaut bien quelques pulls).

Si toi aussi ça t’intéresse, parce-que tu sens que tu n’es pas sur le chemin de la Vérité (j’adore mettre un « V » majuscule, ça fait mystique!), que tu te poses des questions ou juste parce-que tu es curieux, tu peux aller consulter le site web de cette charmante Québécoise (en cliquant sur le lien), qui est devenue minimaliste il y a un an, et qui prodigue ses conseils et explique tout ce que ça lui apporte au quotidien. Et visiblement, acheter par nécessité et de manière réfléchie, ça apporte son lot de bonheurs. Et ça, c’est à consommer sans modération 😉

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