Quand ton homme t’offre un bouquin philosophique.

Oui, au début, y a pas à dire, ça déstabilise. Surtout quand le titre c’est « Le jour où j’ai indexappris à vivre », et qu’il te précise que ça lui a fait penser à toi. En fait, tu ne sais pas trop comment l’interpréter, et tu passes par plusieurs phases…

1/ Il se fout de ma gueule, et de mon blog : le goujat, je suis vexée !

2/ C’est un homme, il ne sait pas lire entre les lignes, ça ne peut pas être ça…

3/ Non, en fait, c’est touchant, il sait que ce thème m’importe, et il a choisi un cadeau approprié pour sa petite hippie de femme.

La 1ere fois qu’il m’en avait offert un, c’était à Noël, et ça a fait sensation en mon for intérieur. C’est très spécial d’offrir un livre ! Il y a la recherche du thème, de l’auteur, de l’histoire qui plaira, qui touchera ; il y a la quête d’informations, de commentaires, d’avis, le bouche à oreille… Et pour quelqu’un qui ne lit pas, c’est un peu pénétrer dans un univers inconnu dans l’espoir de faire plaisir à l’autre. Bon, moi j’ai choisi de l’interpréter comme ça parce-que ça me va bien comme explication. Mais c’était un roman policier.

Là, on attaque du lourd, du solide, du Gounelle ! Et j’ai littéralement dévoré ce bouquin ! Une belle leçon de philosophie romancée : on voit où il veut en venir, mais on laisse faire l’histoire, tout doucement parce-que c’est bon, c’est beau, et que ça mange pas de pain ! 280 pages et quelques heures après, c’est avec émotion que je refermais ce livre, avec l’envie d’écrire un article qui aborde quelques uns de ses thèmes phares… imagesAttention, Gourou-time !

« Mon éternelle bonne humeur le rendait fou. Il me voyait chanceuse, épargnée par le sort, alors que lui devait se battre au quotidien contre les tuiles qui lui tombaient dessus. Ce n’est qu’à la fin de sa vie qu’il réalisa que la plupart de ses ennuis étaient la conséquence de sa vision du monde, pas la cause… »

« Nous sommes des êtres complets et la nature nous amène à le ressentir profondément, alors que la société crée en nous le manque. Elle sait nous faire croire et nous faire ressentir qu’il nous manque quelque chose pour être heureux. Elle nous interdit d’être satisfaits de ce que nous avons, de ce que nous sommes. Elle ne cesse de nous faire croire que nous sommes incomplets. »

« Eh bien, tu ne trouveras jamais le bonheur à l’extérieur, vois-tu. Tu peux passer ta vie entière à courir après des tas de choses : si tu cherches au mauvais endroit tu ne trouveras rien(…) Et plus tu vas obtenir de plaisirs en provenance de l’extérieur, plus tu vas conditionner ton cerveau à se tourner vers l’extérieur pour y trouver des sources de satisfaction ».

« On ne peut qu’ajouter (…) des choses (…) qui vont transcender nos désirs et nous nourrir images2(…). Celles qui nous permettent d’exprimer qui on est véritablement, et ce pour quoi on est fait. Ces choses qui nous apportent un contentement, une joie qui vient du plus profond de nous-mêmes. »

« On écoute de moins en moins notre for intérieur. D’ailleurs, on en arrive même parfois à ne plus vraiment savoir ce que l’on veut faire de notre vie. Et en plus, au quotidien, on a tendance à se perdre en voulant correspondre à des normes qui ne sont pas las nôtres, des normes imposées par la société »

Ce n’est qu’un bref aperçu, et pour ceux que l’approche trop brutale de ces citations dissuaderait, je rajoute qu’il y a une histoire quand même autour… C’est touchant et profondément humain.

Lire ce type de livre, avec cette portée philosophique sur la paix et le bonheur intérieurs me permet de relativiser le congé sabbatique que je suis en train de vivre : Pouvoir prendre du recul sur cette vie qui défile à 100km/H, qui nous engloutit dans son flot d’informations et de normes… Pouvoir sortir la tête de l’eau pour se demander si on nage dans la bonne rivière et si la nage choisie est celle qui nous correspond n’est pas un luxe, mais une nécessité bien occidentale… J’encourage tout un chacun à le faire si l’envie le démange ! Renouer avec soi, tout au fond, pour que la vie ne soit pas une lutte ni une course perpétuelle, mais une belle balade. Même si certains sentiers sont parfois plats et lisses et que d’autres se révèlent plus escarpés, plus pentus… Mon pote Oscar dirait « Vivre est la chose la plus rare. La plupart des gens se contentent d’exister ». A méditer sans modération!

images3

Publicités

Une réflexion au sujet de « Quand ton homme t’offre un bouquin philosophique. »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s