Le jour où j’ai désinstallé Instagram.

Et ben ouais, ça méritait bien un article.

Je suis pas du genre accro aux réseaux sociaux, et j’ai même pas de smartphone en fait. Même si la plupart des gens disent que c’est « old school » ou « vintage », j’ai mon vieux Nokia style Blackberry qui envoie des textos et émet des appels et ça me suffit.ig Bon, par contre, on reviendra sur la qualité des photos et sur la plupart des mms, si lourds que je ne peux les recevoir (frustration). Je ne connais pas Snapchat ou Twitter, si tu vois le délire. Mais finalement, j’en retire presque une certaine fierté. Pas parce-que je fais pas comme les autres, mais juste parce-que je pense que 1/ ne pas savoir s’ennuyer 2/ avoir l’esprit toujours occupé et les yeux rivés sur un écran  3/ « Suivre » des gens, et ben c’est pas vivre « vrai ».
Haha, tu me vois telle une vieille réac là, une mamie qui ne vit pas avec son temps, je le sais, mais ça n’empêche pas de lire la suite, si?

Un jour, lors d’une fade, moche et triste journée de fin d’automne 2015, affalée dans mon canapé et recouverte d’un plaid cosy, j’ai installé par curiosité Instagram sur ma tablette… Et soudain, l’addiction fût. Du genre à passer environ 1h tous les soirs à consulter tour à tour –si, si- Facebook et Instagram, à rechercher des profils cool, à baver devant les filles sportives qui avaient l’air sympa et fun, à envier leur vie clean et healthy, à me projeter dans ce style de vie. Sans sortir du canap bien sûr, et avec une cuillère de nutella à la bouche évidemment ! A essayer de faire une jolie photo pour la publier et obtenir des « like » ou des commentaires cool… Je remontais jusqu’à la dernière photo que j’avais vue la veille (ou 2h plus tôt, hum), et je faisais défiler la vie de ces filles au lieu de vivre la mienne. Je me plaignais sans cesse de ne pas avoir de temps pour faire ci ou ça, alors qu’en fait, le temps, il était là: dilapidé en enviage-de-vie-des-autres au travers d’un écran… Tu reconnaitras que raconté comme ça, ça peut paraître moyen bof voire pas top moumoute du tout.

Alors il y a une semaine, j’ai pris ma tablette et j’ai désinstallé IG. Genre hop, comme ça, sans hésiter. Mon cher et tendre me dit que je suis une fille du 22eme siècle, celle qui combat l’addiction aux réseaux sociaux parce-qu’on s’est aperçus après moult recherches que c’était mauvais pour l’être humain. Y a qu’à voir comment vivent les djeun’s de 15-20 ans (ô mon dieu, j’ai dit « djeuns », ce qui me fait basculer addautomatiquement dans l’Autre Clan !), pendus à leurs smartphones de longue, accrochés à des images –fausses- de personnes qu’ils vont envier, dépendants de l’image qu’ils vont renvoyer à l’autre, potentiellement égocentriques avec leurs selfies à la mine boudeuse ou aux abdos huilés… Et j’ai ressenti 1/ un grand soulagement 2/ une sorte de manque 3/ finalement une impression de liberté. Ouais, carrément, je sais, c’est fort, pathétique et pitoyable à la fois, mais j’assume tout !

Si toi tu es dans ce délire, je tiens à te préciser que je ne te juge pas: chacun est bien libre de faire ce qu’il veut, et si moi je trouve que c’est pas spécialement bien, ça n’engage que moi. Un peu vieux jeu, ouais, mais pas prétentieuse ni snob : images2je ne prétends pas détenir la vérité absolue tel un gourou anti-réseaux sociaux. A moi ça ne m’apporte pas du bon, et je suppose simplement que je ne dois pas être la seule dans ce cas… Preuves en sont toutes ces études scientifiques qui démontrent que ça fait mal aux n’yeux, au cerveau et que ça génère un sommeil de mauvaise qualité, si consommé à haute dose.

Et puis merde, j’admets, si j’admire les gens qui n’utilisent que très peu Facebook, qui n’ont pas de compte (waou les rebelles), ben moi j’en suis pas à ce stade. Je consulte FB relativement régulièrement (genre 2, 4, 6 fois par jour), et je suis hyper heureuse et trop fière dès que je passe 2 jours sans m’y connecter… Bigre, j’aime quand même bien ça, FB. Y a des montages photos débiles, des jeux de mots fun que je partage volontiers, likedes photos de copains en vacances, et y a mes photos de vacances que j’aime partager à qui voudra bien les regarder. Y a aussi mes vannes pourries que j’aime afficher pour faire sourire les gens (ohohoh elle était vraiment excellente celle-là,  très spirituelle, mwaak, t’en veux?). Et évidemment quand FB est sorti (je crois que j’ai créé mon compte en 2009), moi aussi j’essayais de raconter ma vie pour paraître super cool (avec les statuts en anglais svp, à la fois pour mes copains Erasmus de Dublin, mais aussi pour montrer à mes copains de France que c’était trop l’éclate avec mes nouveaux copains internationaux super fun). Évidemment, moi aussi au début j’ai eu envie d’être la fille qu’on enviait : pour une fois, quelle occase, autant en profiter…

Aujourd’hui on me la fait (presque) plus. Les photos de soirée fun, les statuts de vie trop cool, je me méfie. Parfois quand c’est vraiment trop cool, je tombe dans le panneau puis j’essaie de me ressaisir : « Si il/elle le poste sur FB, c’est qu’il a envie qu’on sache que c’était trop super cool. Si il/elle le poste maintenant, c’est surtout que sa soirée est pourrie parce-qu’il/elle n’a que ça à faire. Bon oui, elle est jolie, mais elle a le droit (et peut-être qu’elle a refait sa photo 6 fois ?) FAKE. » Et un soupir de soulagement pour Ohreilly qui se dit que finalement, sa vie aussi, la vraie, elle est cool. Et qu’elle est fun. Pas besoin pour ça que toute la terre la like :-).

PS: Pour illustrer mes propos au sujet d’IG je t’invite à aller consulter cette vidéo:

How Girls Use Instagram VS Reality

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3 réflexions au sujet de « Le jour où j’ai désinstallé Instagram. »

  1. bien d’accord avec toi ,cet étalage pour certains qui leur sert de vie est ridicule. Avoir l’air d’exister parce qu’on est sur Facebook Rien ne vaut la vraie vie, celle que tu as choisi et non celle que certains fabriquent

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  2. bien d’accord avec toi ,j’éprouve presque de la pitié devant l’étalage de certains. Croyant exister grâce à tous les amis Facebook Rien ne vaut la vie que tu as choisi

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  3. J’ai jamais eu… mais de toute manière, quand potins il y a, y’a toujours quelqu’un qui te le raconte ! Genre le divorce des Brandgélina !!! Mais bon, même si on peut être avares de ce genres de choses (où va le monde !), c’est comme « le fric », ça remplit pas dedans, et faut pas s’y noyer. Notre vie à nous, c’est toujours mieux !

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