Il fait toujours bien meilleur au-dessus des nuages (mais ça fait quand même vachement peur)

De retour de vacances entre copines, sur l’île de Lanzarote, Canaries.

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Soleil, visites, salades & poisson frais, sangria et malvasia seco, bronzette et nous revoilà une semaine après, prêtes (ou pas) à retourner bosser. L’angoisse existentielle du dimanche soir, jour le plus propice me semble-t-il à l’éternelle question : Et si on plaquait tout et qu’on partait ?

De retour de vacances, donc, le teint hâlé, des bijoux en pierre volcanique plein le sac, l’appareil plein de photos et le tatouage de vacances qui va bien.

Des vacances lointaines, dépaysantes, reposantes, enrichissantes, mais qui imposent une petite contrainte, un minuscule détail : l’avion. 4h, de préférence (p’tite joueuse). Et petit budget étant, en low cost je vous prie, avec place pour mini jambes devant et pas d’occupation en perspective, si ce ne sont les babillements des quelques enfants (à mon avis trop jeunes pour apprécier leurs vacances mais c’est un autre débat), et les ronflements du monsieur qui lui, visiblement, n’a pas peur en avion. 6a00e551dd382d8834010536f8cc4d970b.jpgSerein au décollage, zen à l’atterrissage et détendu pendant les turbulences… Un monsieur qui n’essaie pas de guetter le moindre signe, positif (pilote parle bien anglais, check, hôtesses sereines, check) ou négatif (mais il a quand même un accent chelou ce pilote, et elles sont entraînées pour garder la face en cas de drame, non ??). Un monsieur qui n’est pas moi, en d’autres termes !

Si toi aussi tu as envie d’insulter le mec qui te sortira l’argument du taux de mortalité en voiture supérieur à celui de l’avion… Bienvenu sur cette page ^^

Mais il fait toujours bien meilleur au-dessus des nuages, une fois qu’on les a traversés, que ces masses nébuleuses nous ont bien secouées, que le signal «vous pouvez détacher vos ceintures » est allumé, et que l’avion prend son rythme de croisière… Après la pensée pour tous nos  proches, après l’inquiétude envahissante de ne pas avoir entendu le pilote dire un mot, et après avoir essayé de se convaincre que la mort n’est pas une fin en soi… Si, si, à ce moment là ça va mieux. Peu convaincant.

Mais c’est une belle métaphore, en soi. En effet, il fait toujours bien meilleur une fois les obstacles (nuages) franchis (décollage et atterrissage)… Après la pluie, le beau LoveCloudtemps ! On a beau interpréter un fait (tiens, elle a fait tomber le gilet de sécurité pendant la démo, on va forcément mourir), c’est notre état d’esprit qui le façonne, ce n’est pas le réel, c’est de l’ordre du pressentiment. Revenons-en au factuel, et aux sensations, à l’instinct qui s’en rapproche, mais oublions l’interprétation et les craintes qui en découlent. On ne garde l’interprétation que pour le po-si-tif! (ouf, ils n’ont pas oublié le sac à vomi, au cas où, ils sont prévoyants et si on vomit c’est qu’on en vie, check).

Il est important de toujours penser aux lendemains qui seront meilleurs, afin de relativiser les périodes de doutes, de craintes et d’obscurité : s’il n’y a pas de solution, il n’y a pas de problème… J’ai lu quelque part que « Un nuage ne fait que passer, il n’est pas permanent. Rien n’est permanent, tout est impertinent, voilà le secret de la sérénité« . Quelle sagesse… Mais moi, peu importe la durée du vol, je reste attachée du début à la fin 🙂

 

 

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2 réflexions au sujet de « Il fait toujours bien meilleur au-dessus des nuages (mais ça fait quand même vachement peur) »

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