Travail, et autres désillusions

Ce que j’aime le plus quand je travaille de nuit, hormis évidemment ce décalage de sommeil prodigieux qui bouleverse à la fois ma digestion (…), mon humeur (exécrable parce-que fatiguée) et la pâleur de mon visage (toujours pour les mêmes raisons), c’est que j’ai l’impression d’avoir plus de temps pour moi. Et pour mes loisirs. Et pour ma flemme, qui prend depuis le début de l’hiver bien ses aises dans mon quotidien.

5e753950913937cae60b6490bcf227a6Force est de constater que quand tu te tapes du 8h-18h sans grand entrain, tu as plus l’impression de passer à côté de ta vie en consacrant 5 jours/semaine à la rengaine métro-boulot-dodo, qu’à la bien aimée loisirs-enjoy-repos.

Je bosse dans un bureau, les yeux rivés sur un écran toute la journée, tant et si bien que j’en ai les yeux rouges excel à la fin de la journée… 4 ans ont passé depuis que j’ai obtenu mon diplôme d’études supérieures qui m’ouvrait la porte à d’autres responsabilités : bureau, administratif, pseudo management… Pas ce dont je rêve et qui m’anime, mais qui paie pas trop mal et qui fait sérieux ! Des tas de gens le font quotidiennement, et ils le supportent plutôt bien. Pourquoi pas moi ?

Alors je me suis forcée, un 1er CDI, démission, un 2eme, idem, à la recherche non pas du job parfait mais d’un boulot dans lequel je pourrais m’épanouir au moins à 80%… Alors que dans ces 2 derniers jobs, je ne cherchais que l’aspect confortable (j’ai mes week ends, une paye qui tombe tous les mois, j’ai des RTT, et puis ça reste dans mon domaine de compétences…), j’ai décidé que ce serait tout à fait différent pour le 3eme ! Au début évidemment, ô joie intense de la découverte, de l’apprentissage, du nouveau, mais dès que cette faste période fût passée, ce n’était plus que fatigue et lassitude en rentrant le soir (au grand damn de monsieur et de mon self estime).

goodbyeJ’ai donc pris la décision, il y a quelques semaines, de m’écouter davantage, et de continuer ma quête vers le job qui me fera vibrer ! Quand tu te dis que tu étais plus épanouie au quotidien quand tu vendais des frites au Macdo, en étant étudiante, c’est qu’il est grand temps de changer !

La petite voix tout au fond chuchotait depuis plusieurs années, mais je la faisais taire, par convention, pour mieux gagner ma vie que mes parents, pour être admirée et admirable pour mes compétences professionnelles, mon statut social… Aux chiottes ce que pensent les autres ! Je n’ai pas besoin d’un statut social pour m’aimer et pour être aimée…

En consultation avec monsieur, j’ai posé ma dem lundi dernier, et après mes 3 mois de préavis nous retournerons dans sa région natale où nous attendent tous ses copains, qui sont devenus les miens, et une nouvelle vie ! Nous transiterons quelques semaines par le Québec et New York que je rêve de découvrir (quand je te dis que j’ai pété la tirelire !) et reviendrons chercher du boulot.

dream signUne nouvelle vie qui génère en moi tant d’enthousiasme, tant d’aventure, qui réveille mon wanderlust et l’enfant pleine d’envie qui était en moi ! Faire le choix était difficile, ce ne sera peut-être pas le bon, je le regretterais peut être, mais je pourrais affirmer haut et fort qu’au moins, j’aurais essayé 🙂

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4 réflexions au sujet de « Travail, et autres désillusions »

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